Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 09:11

2014 / 04 / 06 - Catania

Le bus décolle à 11 h et non à 10 comme je l'avais imaginé. Derniers pas sur le pavé d'Agrigente. Mais avec la valise à roulettes et le sac à dos, ce n'est pas de la flânerie. Seul café ouvert : le buffet de la stazione où se pressent tous les amateurs de Tac-O-Tac de la ville. Grattage, tirage, délestage.

2 h 50 de voyage, arrêt à Caltanisseta. Deux énormes bus immatriculés en Roumanie manœuvrent difficilement à l'entrée de la gare routière. Des familles en descendent pour se dégourdir les jambes. Sans doute des travailleurs saisonniers. Durant la seconde partie du voyage - ouf ! une autoroute - ce sera orangers, orangers, orangers... Toi qui boira ton jus de fruits au petit-déjeuner en terrasse l'été prochain, tu ne crieras plus contre ces gens venus de l'Est qui...

Je découvre l'espace compris entre la gare et les parkings pour bus tel que appréhendé avec Google Earth. Un véritable bazar dans lequel les piétons se faufilent entre les clous. Pas entendu un seul coup de frein. Cet endroit va devenir le centre névralgique de mes débuts de journée. Tel café est bon pour les pasticceria, tel autre vend tout type de tickets de bus, tel autre a l'exclusivité des tickets en direction de l'Etna, telle macelleria vend un excellent jambon de Parme, tel market est bien fourni en eau minérale, telle impasse sert de dortoir à la nuit tombée pour les nouveaux arrivants d'Afrique. Il y en aura sur toute la Sicile 4 000 durant la semaine - dixit la chaîne régionale.

Entre 5 et 7, j'ai le temps de flâner jusqu'à la place Bellini. Ce soir : sandwich, glace à la pistache et gâteaux secs. L'espadon, ce sera pour une autre fois.

Entre la via Branca où se trouve l'hôtel et le centre, c'est la misère de toutes les misères. Multiples échoppes transformées en lieux d'accueil où se croisent roms, érythréens et autochtones, tous les mains encombrées de cartons, valises et bouteilles d'eau, cherchant à décoder les affichettes qui informent en italien et en anglais des services proposés : repas, couchage, papiers, téléphone, et cætera... Jusqu'au centre ce sera : terrains vagues, maisons en construction ou en déconstruction, boîte aux lettres hors d'usage, scooters pétaradant ainsi que quelques chats. En bonne santé.

Digression : les " 343 salauds " qui signèrent voici quelques mois un manifeste tonitruant feraient bien d'aller flâner dans ce type d'endroit. Ils retiraient sûrement leurs paraphes.

Dès qu'on rejoint les artères principales, rassurez-vous, tout est clean. Vous avez même droit à des vigiles armés devant chaque DAB.

Bellini après la pluie...

Sur ce ticket figure le " paradigme " de la locomotive italienne. Si un lecteur en connaît le créateur qu'il le fasse savoir. Un certain nombre de ces monstres circulaient encore dans les années 90. Dès qu'on aperçoit cette silhouette en bout de quai, on n'a qu'une envie : partir !

Solution de l'énigme précédente : un trottoir rectiligne de 300 à 400 mètres, belles bordures, arbres florissants, mais impossible d'y faire deux pas à la suite. L'idée n'a pas germé : on aurait pu faire la même chose de l'autre côté. Heureusement non ! On marche donc sur cet autre côté. Certains ont dû s'enrichir au passage...

Vue prise la veille. En haut à droite, ce ne sont pas les ruines d'un temple grec. Mais un chantier en cours... Tout en bas, c'est la " belle bleue " comme on lit dans certains guides tourisitiques. Sauf que ce jour-là, elle est grisâtre, déchaînée et pas sympa pour un sou.

Partager cet article

Repost 0
Published by angelpouyllau
commenter cet article

commentaires

Présentation

Recherche

Liens