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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:47

 

L’esthète

 

 

"Le prévenu, Philippe Saint-Morand, nous a déclaré s’être introduit le 4 mai 2005 dans le domicile privé de la famille Gartenstrasse par une fenêtre entrouverte située au rez-de-chaussée côté sud. N’ayant pas trouvé d’appareils ménagers convenables à dérober dans la cuisine ou dans la buanderie, il a poussé une porte marquée ATELIER.Là, il a découvert une multitude de tableaux, d’huiles et de pastels en cours de réalisation. Bien que se déclarant peu versé dans l’art pictural, son œil a été attiré par une toile de forme carrée 50 sur 50. Il nous affirmé ensuite :

 

" Mon regard s’est porté immédiatement sur le disque lumineux incandescent qui a évoqué en moi le souvenir des crépuscules matinaux que je pouvais contempler depuis la fenêtre de ma chambre à l’Institut Sanitaire de Martillac. Négligeant les buts primitifs de ma visite, j’ai dérobé le tableau et je l’ai emporté à mon domicile d’alors, 6 rue de la Poste à Saint-Basile. "

 

Quelques minutes plus tard, visiblement soulagé par ses aveux, le prévenu a continué :

 

‘’ J’ai appris par une station de radio locale 105.6++ que la créatrice de cette toile éprouvait une peine infinie vu que cette réalisation n’était que l’embryon d’une œuvre à venir devant se dénommer Mélancholia. Alors, j’ai décidé ce 4 mai 2006 de venir déposer l’objet de mon rapt à la Permanence de Sécurité de la Gendarmerie Territoriale. ‘’ finit de frapper le capitaine Léon Fourson, tout en réfléchissant à l’éventuelle possibilité de soustraire le prévenu ( neveu par alliance de sa belle-mère ) aux foudres de la justice et de tenter de le faire admettre à nouveau à l’Institut de Martillac.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by angelpouyllau - dans Littérature
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