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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 14:49

Livret-PdlD-002.jpg

 

 Je propose à ta sagacité, cher lecteur, un livret de 24 pages " PIONNIER DE LA DÉPOSSESSION" - livret rehaussé de6 illustrations originales réalisées par un jeune dessinateur vivant à Toulouse, Nicolas de la Rosa.


  Le narrateur, sur un mode poétique, se lance dans une errance improbable entre ville et campagne. Il t'invite à le suivre, à le soutenir, à partager ses émotions.

  Errance sans repos, sans limite, pour chercher, se chercher. Juste quelques haltes. Pour souffler. Et de manière impromptue, des fulgurances, des apparitions.


Prix de vente : 6 €.


Tu peux le trouver à la librairie Tonnet à Pau ou me le commander franco de port : 

 - par téléphone : 06 83 19 29 01 ,
- par mail :
angel.pouyllau@gmail.com,
- par courrier : Angel Pouyllau / 32, boulevard Champetier de Ribes / 64000 Pau.


  Une dédicace personnalisée ouvrira ta lecture.

  Merci, cher lecteur, de m'avoir suivi.

  Angel Pouyllau


  Livret-PdlD-001.jpg

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 14:38

 

Sicile

 

Pierre hellène

Rue pavée

Pierre baroque

Viaduc armé

Pierre volcanique

Autoroute encombrée

Joyeuse débandade

Klaxons

Regards noirs

On s'en fiche

 

Les prières en sortant du bureau

Cierges génuflexions marmonnements

Puis on ressort

 

Obligatoire à partir de sept ans

Sur front de mer ou rue piétonne

La passeggiata

De six à huit

On s'habille

On s'apostrophe

On montre

On se montre

Ray-ban pour la frime

Démarches chaloupées

Coupes de tifs improbables façon joueur du Calcio

 

Palais austères la plupart

Çà et là des sculptures grivoises

Cheminées en briques vacillantes

Centrales thermiques époustouflantes

Fumées fumerolles

Pour entretenir l'inquiétude

Et la ritournelle … o …. o ….. o

Pronto

Prego

Prosciutto

Espresso

 

Uniques

Les espresso

Surtout les déguster langoureusement

Puis la rue recommence

Chats pourchassés

Chiens choyés

Vieillards placides

 

Il y a eu des villes immenses

Du blé à foison

Des chênes multiséculaires

Heureusement

Restent amandiers et orangers

 

À Zaffarena les boutiques n'ont pas changé

Depuis 1978

Les trottoirs oui

Il n'y en a plus

Aperçu à Taormina un tee-shirt

À l'effigie du Benito

Pas bien

 

Dans des amphithéâtres

Des classes européennes

Vivent en direct les effluves du passé

J'en profite

Puis j'oublie

Basta

Pas envie de m'instruire aujourd'hui

 

Reprendre le volant

Dans Raguse se perdre entre ville basse et ville haute

À Palerme

L'insolite dans un couvent de Capucins

Allez voir par vous-même

À Ségeste

L'insolite envol d'un temple immaculé

À Stromboli

L'insolite tout court

Sable noir

Pas de voiture

Seulement des scooters multicolores

Le vent

Les maisons blanches

Les herbes luxuriantes

Le balai des bateaux

Les explosions inopinées

 

Pas vu Enna

Pas vu Corleone

Pas vu Regalpetra

 

Mais vu Agrigente

Façon De Staël

Vu Erice

Majestueuse sur son rocher de 732 mètres

Vu Trapani

Propre

Vu Cefalù

La normande

 

Et aussi

La bondieuserie vespérale

Enterrement à San Lorenzo

Tout le village défile

Enterrement nobiliaire à Palerme

On promène le corps de chapelle en chapelle

Évêque en tête

Colonel en tenue

Flashs çà et là

 

J'allais oublier

Du soleil

Jour et nuit

 

Et

La mer

Le ciel

La mer

Le ciel

La mer

Le ciel

 

Du bleu

Du bleu

Du bleu

Du bleu

 

C'est bon pour l'âme

 

 

Angel Pouyllau

26 V 2013

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 15:37

 

Le conseiller fédéral

 

 

"Je suis comme vous tous. Je suis pour que la distribution de l’eau reste dans le service public national. Nos anciens se sont battus pour cette cause. Certains ont payé de leur personne et de leurs propres deniers cet engagement. J’ai encore le souvenir de mon grand-oncle, Joseph Servouze, qui a résisté trois hivers aux injonctions de la SLDE, choisissant d’aller chercher l’eau au puits communal plutôt que d’accepter un avenant scélérat au contrat qu’il avait signé dix ans auparavant. Pour eux, ne baissons pas les bras ! "s’époumonait Gaël Le Chataîgnier devant l’assemblée de quartier, feignant d’oublier que dans la serviette vert pomme déposée à ses pieds au début de la réunion publique, un contrat en triple exemplaire attendait juste le paraphe de son fidèle et servile premier adjoint, et lierait ainsi la collectivité, dont il était le premier magistrat, avec la nouvelle direction de la toujours très gourmande SLDE jusqu'en 2050.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:03

 

Le patient

 

 

"Moi, je l’ai appris il y a un mois, un mois et demi. J’aurais jamais dû être au courant. Jamais. Un tel l’a dit à un tel, un tel à un tel, puis Christophe, bête comme il est, il a annoncé ça en plein café : Le père de Sylvestre, c’est pas de leucémie qu’il est mort… Tout le monde a compris, tout le monde. Et Laurent lui m’a raconté tel quel. Il est culotté Christophe de balancer ça en pleine salle. Mais Laurent en se confiant à moi a déroulé la pelote. Et moi, en t’en parlant, je continue… Mais t’es toubib, t’es soumis au secret professionnel. Qu’est-ce que tu peux faire pour arrêter toute cette histoire ? T’as les moyens de faire quelque chose ! Dis-moi, t’as les moyens ? ‘’ me raconta Théo Larmandor alors que j’étais en train d’examiner un sarcoïde sur sa cuisse gauche, dans mon cabinet, quelques jours avant la Toussaint 99.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 07:38

 

Le supporteur

 

"Je reprendrai pas la carte ! L’année dernière, le soir du 15 août, Fabrice, le dernier de Valérie, il m’appelle. Il me tanne en long et en large.Papi, prends la carte de supporteur du Racing… On a besoin de monde…Tu seras pas obligé de suivre tous les matches. Ben, j’ai cédé ! Le foot, moi, ça m’a jamais botté. J’avais pas envie de me taper 50 à 100 bornes un dimanche sur deux, en bus, avec des types qui braillent, picolent à tour de bras et se battent dans les tribunes !

J’ai choisi de suivre les rencontres à domicile, peinard…

Je te mens pas ! Je mens jamais ! Des matches d’octobre à avril, j’en ai vu 17 ! 13 défaites... des 4 à 0... des 3 à 1… un 5 à 2 aussi… Et 4 matches nuls… tous 0 à 0 sauf un…

Mais à l’extérieur, c’étaient les champions ! Aucune défaite, que des nuls et des gagnés !

Alors quand le 10 mai, le Fabrice est venu me houspiller :Papi viens pour le dernier… C’est à domicile… On te trouvera une bonne place… C’est pour le maintien en D3 … Pour éviter les barrages sous le cagnard de juillet… Il faut qu’il y ait du monde ! Là, j’ai pas cané. Je l’ai renvoyé dans les talancaires !

Et, jeunot, je lui ai dit,tu m’as fait débourser 220 €uros en plus des 110 pour la carte Jeune que je t’ai payée, et les Rouges et Bleusdu Racing, je les ai jamais vu gagner un seul match à domicile. Qu’ils descendent en district, j’en ai rien à cirer ! Samedi 12, je reste à la maison. Y a la finale de rugby. J’y connais pas grand-chose ! Ca sera Toulouse, Biarritz ou Perpignan, qu’est-ce que j’en sais, mais au moins je verrai des types qui gagnent sous mes yeux ! Des vaillants , quoi ! E basta !

Le 13 au matin, en première page de L’Echo Populaire, qu’est-ce que je lis, imprimé en rouge sang :

 

LE R.F.P. ASSURE LE MAINTIEN 4 à 0

 

J’ai poussé un cri de bête !

 

Le soir même, le Fabrice, il m’a appelé pour faire le fiérot. Reprends la carte Papi. Tu vois qu’ils sont pas mauvais. On va avoir besoin d’encore plus de monde l’an prochain.

Je dois reconnaître que j’étais content pour lui et ses copains. Bof, peut-être que je vais lui reprendre la carte !

………………………………………………………………………………………

 

Ben, la finale de rugby, je sais même pas qui a gagné… Y a du y avoir des prolongations… Je me suis réveillé dans le fauteuil du salon… Ca devait être une rediffusion… un truc animalier… des hérons ou des cigognes… au Canada, si j’ai bien compris… je sais plus… ‘’ me raconta l’oncle Roger alors que nous cherchions vainement l’adresse du Club House du Racing pour fêter le maintien en D 3 du club chéri de son petit-fils préféré .

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:09

 

Le père indigne

 

 

"Je savais qu’il ne fallait pas m’embarrasser de bagages et de vêtements. Il fallait que je sois le plus libre possible dans mes mouvements… Et surtout sans les marmots ! Léger comme l’air en quelque sorte… Grâce à elle, j’ai pu à la fois téléphoner, dormir, manger, avoir les poches bien remplies, faire la fête, me payer la belle vie, quoi… Grâce à elle… "me raconta le 2 janvier 2012 Laurent Biron encore enivré au terminal numéro 10 d’Heathrow, sa main gauche serrant nerveusement la carte de crédit International Affair que la Caisse nationale d’Escompte lui avait généreusement proposée le vendredi 23 décembre de l’année précédente.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:50

 

Le père divorcé

 

 

- Tu téléphones de suite à la nounou et tu lui dis que si elle ne fait rien, elle sera complice d’un enlèvement "hurla dans son Nokia Henri Desprinces à sa mère, devant l’unique Maison de Presse de Stallance, le regard ardent, terrorisé à l’idée que son ex-compagne, par un stratagème pervers, sans doute en usurpant l’identité d’une assistance sociale ou d’une travailleuse familiale, était parvenue à s’introduire officiellement chez la nourrice emmenant, Louisa, sa Louisa, son unique Louisa, malheureuse enfant née d’une idylle chaotique voici trois années dans une station balnéaire de la côte dalmate.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 09:38

 

 

Le bon voisin

 

 

" Ça me faisait de la peine de les voir descendre tous les jours au courrier et de remonter les mains vides. Parfois quelques publicités sous le coude. Autrement rien. Pas de cartes postales, pas de cartes de vœux. La gamine avait l’air d’en souffrir. Toujours penchée à la fenêtre dès onze heures à attendre l’agent des postes. Moi, c’était le contraire. Des plaquettes, l’Hebdo de l’Île, le Mensuel de la Côte, les cartes de Ludwig et de Mina. Sans compter des trucs par-ci, des trucs par-là.

Un jour, je me suis dit : Lespauvres, je vais leur faire unesurprise. Dès que j’ai eu le bulletin-réponse pour la Grande Loterie qu’on recevait en octobre, au lieu de le compléter à mon nom, j’ai mis celui de la petite et … bonne chance.

Là, il me faut croire, Monsieur, elle a gagné. Elle a gagné la cagnotte. Grâce à moi. Je m’en suis vite rendu compte. Ils ont déménagé un mois plus tard. Je les ai croisés un jour qu'ils sortaient de la résidence Monfleury. Chics. Bien habillés. La petite avec des rollers, la mère avec un nouveau type, genre fier à bras et la BM garée à deux pas. Tout ça grâce à moi, les fumiers ! "commença à déclarer Hubert Vongrand, les mains crasseuses puant l'éthanol, tout en fixant droit dans les yeux l'inspecteur Vogel au tout début de sa cinquième heure de garde à vue dans le bureau 141 du commissariat de Mannenstock.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 16:32

 

 

 

Le caravanier

 

 

‘’ Je ne l’ai jamais vue. Jamais eue entre les mains. Une mascarade. Des rendez-vous. Des invitations : Tu viendras voir… On fera la fête…Tu verras… Plus vrai que nature tu vas être… Sûr

Et moi, j’attendais. Je me disais ça viendra bien un jour bon sang ! Faut dire que ça a duré des mois et des mois. L’équipe helvète, ils sont venus à quatre, un jour d’avril… Bonjour l’ami, Caroline nous a parlé de vous.Fantastique… Vraiment rare… Vivre en caravane en pleine capitale ! Vous accepteriez de passer dans notre émissionIci et Ailleurs ? Ils ont parlé monnaie… Moi, avec ma petite pension et vu mon état, j’ai pas dit non.

Alors, ça a été le grand déballage. Micros, projos, caméras. Faites ci, faites ça. Aller chercher l’eau trois fois en une demi-heure au bar Maltais ! Manger des pâtes à quatre heures de l’après-midi ! Faire semblant de petit-déjeuner à sept heures du soir. Pour faire nuit…Elle est bien bonne…

Deux jours, trois jours ça a duré.

On vous rappellera m’a dit le plus grand des quatre.

 

Puis, rien.

 

Un jour d’octobre, Octave du Maltais me crie : Fernando, ils vont revenirpour te filmer avant l’hiver !Parce que l’hiver, je me faisais déplacer la cahute près du bar. Ils voulaient faire d’autres prises. Alors là, tous les habitués, ils ont commencé à me charrier. Ils m’appelaient Redford, Bogart, Mastroianni… La caravane, on l’a déplacée…

Et ils sont pas venus !

L’été suivant, oublié tout ça, oublié…Et des blancs-becs sont arrivés au compte-gouttes. C’est vous le caravanier de la Piazza Maggiora ? Onvous a vu sur la 2… Oui, en seconde partie… À Genève, je vous dis. À Lausanne. ÀChambéry même… Sur tout le territoire !

Je comprenais rien. Rien. Absolument rien. Ils m’avaient montré ! J’en savais rien. Et, tous les jours, ça recommençait. Des nanas en shorts, des gus en sandales, et vas-y que je camescope et que je te prends en photo !

Octave, il était mal ! J’ai compris après. Il avait reçu un coup de bigo en avril ou mai de la TNH. Il m’a avoué qu’il avait la cassette sous le comptoir. Paraît que la serveuse l’avait visionnée. Puis remisée. Et tout le monde l’avait oubliée…

L’Octave, il m’a promis d’organiser une soirée Spécial-Fernando. Y aura tous les potes. Pizzas. Spaghettis. Rosetto.

Maintenant, c’est trop tard.

Je vous raconte comment ça s’est passé ; je l’ai jamais vue… Je me verrai jamais ! ‘’ me raconta Fernando Biazzani en caressant la tête du labrador que la Croix-Rouge lui avait confié à l’essai après sa sortie de l’hôpital, suite à son grave traumatisme oculaire.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 09:04

 

Le serveur

 

 

'' Alors, elles sont bonnes ces frites ? '' ne cessait de seriner à Ferdinand Dufoix le serveur de la grande salle, faisant semblant de ne pas remarquer que le vieil homme, affalé depuis une demi-heure à sa place habituelle, fourrait la plupart des dites frites dans une poche plastique qu’il avait sortie de son blouson, chaque convive essayant de maîtriser la gêne grandissante qui s'installait dans la salle face à un tel manège.

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